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Cercle
d'Études Vernonnais
Les activités de 2026 du CEV et de ses membres |
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| Jeudi 22 janvier 2026 |
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Assemblée générale annuelle des adhérents du CEV
Ordre du jour rapport moral et approbation,
rapport
financier et cotisations, rapport du vérificateur des comptes, approbation,
budget,
orientations
pour 2026,
quitus sur la gestion du conseil d’administration, renouvellement des membres sortants présentation du nouveau Cahier vernonnais. . RAPPORT MORAL 2025 Le secrétaire, Guy Quintane L’assemblée générale du Cercle
d’Etudes Vernonnais s’est tenue le jeudi 22 janvier 2026 dans la salle Maubert
de l’Espace Philippe Auguste. Cent neuf adhérents de l’association étaient
présents ou représentés témoignant de leur attachement au Cercle. Le président a ouvert la séance à
20h 40. Il a remercié l’assistance pour sa présence et sa fidélité. Il a aussi
fait part de l’absence de Jean Baboux, vice-président qui n’est pas totalement
remis de l’accident qui l’a touché à la fin de l’année. Il a ajouté que son
absence se faisait sentir. Le public a été sensible à ces propos. Il a ensuite évoqué l’organisation
de la séance. Dans un premier temps, le rapport moral sera présenté, suivi du
rapport financier et des propositions budgétaires. Dans un troisième temps, on
procédera à l’élection de membres du bureau. Viendra ensuite la présentation du
Cahier Vernonnais n° 48. L’assemblée
s’achèvera avec le point sur les perspectives pour 2026. Elle sera suivie d’un
partage de la traditionnelle galette. Il donne ensuite la parole à Guy Quintane, secrétaire pour la présentation du rapport moral.
A. Rapport moral 2025
Comme tous les ans, la première réunion
publique du CEV pour 2025 a été réservée à ses membres, réunis en assemblée
générale le 23 janvier 2025. Soixante-douze d’entre eux étaient présents et
trente huit étaient représentés. Cette forte participation a témoigné de la
vitalité du Cercle. Mme Nicole Balmary, Maire-adjointe en charge de la culture
et Mme Léocadie Zinzou, Maire-adjointe en charge de la vie associative
assistaient à la réunion.
Á cette occasion, le secrétaire a présenté le rapport moral 2024 repris
dans le numéro 48 des Cahiers. Il est
revenu sur les conférences de l’année dont un résumé, figure comme tous les ans
dans le numéro annuel des Cahiers. Il
a rappelé le succès de la sortie de juin à Fours-En-Vexin, la participation de
trois membres du CEV au congrès annuel de la FSHAN qui se tenait au Havre Il a
ensuite évoqué la participation du Cercle au traditionnel « grand
déballage » organisé par la ville de Vernon. Il a ajouté que le numéro
spécial des Cahiers Vernonnais
consacré à la Collégiale dont les articles ont tous été rédigés par des membres
du CEV était en voie d’achèvement.
Ce rapport a été adopté à l’unanimité, comme l’a été la reconduction des
membres du bureau, Le président et le secrétaire ont ensuite fait savoir qu’ils
Après 18 ans passés de présidence, Jean Pouëssel a souhaité passer la main. Les membres du conseil ont salué le remarquable travail accompli, lui ont exprimé leur gratitude et leur estime et l’on élu à l’unanimité président d’honneur. Gérard Gengembre a accepté de prendre la suite et a présenté à cette fin sa candidature. Il a été élu à l’unanimité. Ses nouvelles fonctions le conduisant à quitter celles de secrétaire qu’il exerçait jusqu’alors, Guy Quintane qui acceptait de lui succéder a été élu, lui aussi à l’unanimité. .
Le conseil s’est réuni à dix reprises tout au long de l’année 2025 pour conduire
les affaires courantes de l’association. Au cours de cette année, huit conférences
ont été proposées aux adhérents et au public. Les dates et les sujets ont été rappelés avec la mention
de leurs auteurs.
La conférence que devait donner Jean Baboux le 11 décembre sur le Le
camp d’entraînement sportif de Manitot a dû être reportée à la suite d’un
accident dont a été victime le conférencier.
Comme c’est traditionnellement le cas, des membres du CEV ont donné des
communications au Congrès de la FSHAN. Le secrétaire a rappelé que Jean
Pouëssel est aujourd’hui vice-président de cette importante société. Son
élection honore le CEV qui s’en est réjouit ; Le congrès se déroulait
cette année à Carentan du 9 au 11 octobre et portait sur « Les sociabilités en Normandie » Jean Baboux a donné la sienne sous le titre « Avec les camarades de la CGT, la sociabilité dans une grande centrale ouvrière du département de l’Eure ». Celle de Françoise Demangeon, était intitulée « Sociabilité d’entreprise : les loisirs selon Bata aux manufactures de Saint-Marcel dans les années 50 et 60 ».
Ces communications, très appréciées, seront publiées dans le recueil des
Actes du colloque qui sera mis en vente en octobre prochain.
C’est le château du Buisson-de-May qui a accueilli cette rencontre
traditionnelle et conviviale qui a connu
un grand succès. Les participants ont pu visiter, sous un temps magnifique, un
domaine d’un grand intérêt qui leur a été présenté avec talent par la
propriétaire des lieux. Ils ont pu aussi écouter Benoît Cottereau qui a donné,
« en plein air », une conférence qui a eu beaucoup de succès, sur le
thème évoqué plus haut.
Le CEV avait décidé à la fin de 2023 de la réalisation d’un Cahier
spécial consacré à la collégiale de Vernon dont il semblait qu’elle était
opportune au moment où la ville avait entrepris, avec le soutien de la
Fondation du patrimoine, une très importante opération de restauration de
l’édifice.
Á ce jour 82 exemplaires ont été vendus. Ces ventes permettent au CEV de
verser à la Fondation du patrimoine une somme de 1240 euros.
Le CEV dispose d’un riche fonds d’archives. Le Conseil a pensé que
l’accès à ce fonds, qui nécessite un important travail de classement des
documents pourrait être autorisé. La ville a accepté de permettre au Cercle de
disposer des locaux qu’il utilise pour ses réunions dans des conditions telles
que cet accès soit possible. Le travail de classement des fonds a été engagé
dans le courant de l’été essentiellement par Gérard Gengembre, Michel Afflatet
et Françoise Demangeon auxquels s’est joint Jean-Claude Viel. On peut penser
que les conditions seront prochainement réunies pour que l’accès précité soit
ouvert selon des modalités qui restent encore à préciser.
Le CEV a, comme tous les ans, tenu un stand au « Grand
déballage » de Vernon. Il a été
aussi en contact avec nombre d’interlocuteurs souhaitant des informations sur
la vie locale.
Après quoi, le président a donné la parole au trésorier pour la présentation des comptes de 2025 de du budget pour 2026. ===================================== B. Le rapport financier et le budget pour 2026
Dominique Siméon a pris la parole pour présenter dans un premier temps les comptes de l’exercice 2025. Le compte de résultat fait apparaitre un
total des charges égal à 6775,39 euros, pour des produits qui se sont élevés à
5812,07 euros. Le déficit de l’exercice est dès lors de 963,32 euros. Pour ce qui est du bilan, le total de
l’actif est de 13 473, 81 euros. Il s’agit presqu’exclusivement d’actifs
financiers. Le passif s’élève naturellement au même chiffre. Il faut noter
qu’il est composé pour l’essentiel des fonds propres du CEV. Il comptabilise aussi
des dettes et charges à payer à hauteur de 2014,51 euros et une provision égale
à 2000 euros. Ces chiffres font apparaître une situation financière très
solide. Le président donne ensuite la parole à
Albert Demangeon, commissaire au compte. Celui- ci a certifié la régularité et
la sincérité des comptes qui ne donneront lieu à l’expression d’aucune réserve
de la part des membres présents. Ce budget n’a donné lieu à aucune remarque
de la part des membres présents. Le président l’a mis aux voix et il a été adopté à l’unanimité. =====================================
C. L’élection des membres du bureau Le président met aux voix leur réélection. Les membres précités sont réélus à l’unanimité. ===================================== D. Le Cahier
Vernonnais n° 48 Le président a donné ensuite la parole à
Jean Pouëssel, président d’honneur pour la présentation du Cahier Vernonnais n° 48. Ce numéro de 120 pages propose cinq articles, tous rédigés par des membres du CEV
On trouve aussi dans ce numéro le compte
rendu des activités du CEV, et notamment de son assemblée générale de 2024, le
résumé des conférences de l’année, un point sur la sortie de juin et sur le
congrès de Carentan de la FSHAN.
E. Les perspectives pour 2026 Le prédisent a évoqué les conférences, la sortie de juin, la participation au « grand déballage », le prochain congrès de la FSHAN, le travail d’archivage, la vente du hors série Collégiale. Les
conférences Le programme de ces
conférences se présente sous le détail suivant : - 12 février, « Les mythes nés de la Révolution française » (Emmanuel de
Waresquiel.), cette conférence sera donnée dans la salle Vikings. - 19 mars. « Quand l’école primaire est-elle devenue
laïque ? ». (Simon Catros). - 23 avril, Les écrivains du pays
d’Auge (Samanta Caretti). - 21 mai, La Cour des comptes,
(Guy Quintane). La première conférence du second semestre, en
septembre, sera donnée par Jean Pouëssel qui évoquera sa carrière dans les
services des Archives nationales. Gérard Hurpin évoquera en octobre la question religieuse en Normandie, et
plus particulièrement dans le département de l’Eure, au XVIIe
siècle. En novembre, Pascal Paillé devrait
venir parler de la détention de son père dans les camps de la mort. La conférence du mois de décembre
devrait avoir pour sujet le camp d’entraînement sportif de Manitot et être
donnée par Jean Baboux. Il s’agit de la conférence qui avait été prévu pour le
mois de décembre 2025 et qui, après l’accident du conférencier a dû être
reportée. Si elle devait une fois encore être reportée, Gérard Gengembre
traiterait de la table dans le roman français du XIXe siècle. Le choix
du lieu n’est pas définitivement arrêté. Deux possibilités sont à l’étude pour
la visite de deux lieux qui n’ont jamais accueilli le CEV. Comme les
années précédentes, le CEV y aura un stand devant le magasin de Jean Castreau.
Cette
manifestation se tiendra cette année à Bayeux, du 14 au 17 octobre, sur le
thème « Religions en croyances en Normandie ». D’ores et déjà, deux
membres du CEV, Jean Pouëssel et Jean Baboux ont signalé qu’ils proposeraient
d’y donner une communication.
Ces deux
sujets ont été exposés dans le rapport moral.
Le
président a ensuite donné la parole à l’assistance pour recueillir les
questions qui pourraient posées ; Deux l’ont été,
l’une portait sur la numérisation des archives du Cercle, l’autre sur le choix
des thèmes des conférences et de celui des conférenciers. S’agissant
de la première, le président a répondu que le travail de la totalité de ce
fonds documentaire nécessiterait des moyens dont le CEV ne dispose pas. Il
précise que le catalogue de ces fonds sera en revanche et qu’il sera dès lors
facile d’accéder aux documents qu’il recensera il est vrai en se déplaçant
jusqu’aux locaux mis à la disposition du Cercle ; Pour ce qui est du choix
des conférences, et des conférenciers, il dit qu’il est fait à l’occasion de
propositions qui sont étudiées à l’occasion des conseils d’administration. Il
ajoute que la plupart des conférenciers accueillis par le CEV soulignent la
qualité de l’accueil qui leur a été réservé et font souvent part de leur
souhait de revenir ;
Après le visionnage de ce film, l’assistance s’est retrouvée pour un très agréable moment de convivialité autour de la traditionnelle galette.
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| Jeudi 12 février 2026 LA RÉVOLUTION ET SES MYTHES Emmanuel de WARESQUIEL |
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Présentation d Présentation de la conférence : En écrivant le récit de son histoire, la Révolution n’a pas seulement donné du rêve aux Français, elle a cherché les fondements de sa légitimité dans la geste de ses origines. Elle a placé si haut ses idéaux qu’elle a senti le besoin de montrer toujours la “terre promise” à l’horizon de ses conquêtes. Par leur vertige même, la souveraineté du peuple, la proclamation de la république, la décapitation du roi ont été autant de raisons à l’exaltation des pouvoirs tout neufs d’un régime qui enterre mille ans de monarchie. Il fallait les rendre visibles. Il fallait des mythes.
Résumé de la conférence : C’est devant un nombreux public qui avait pris place
dans la salle Vikings qu’Emmanuel de Waresquiel a donné une belle conférence
sur la Révolution et ses mythes. La séance a
été ouverte à 20 h 40. Le président a présenté Emmanuel de Waresquiel en
évoquant les nombreux ouvrages dont il est l’auteur qui lui ont valu une belle
reconnaissance avec son élection en 2025 à l’Académie des sciences morales et
politiques. Il rappelle la conférence qu’avait donnée Emmanuel de Waresquiel au
mois de décembre 2023 dans la même salle, une conférence consacrée à Jeanne du
Barry qui avait été très appréciée. Il dit que la
communication de ce soir s’appuiera sur le dernier ouvrage du conférencier
publiée sous le titre Il nous fallait des
mythes : la Révolution de ses imaginaires. De 1789 à nos jours. Il revient
ensuite sur le hors-série collégiale proposé par le CEV et dit qu’il reste
encore quelques exemplaires. Avant de
donner la parole à Emmanuel de Waresquiel, le président précise que la
conférence prendra la forme de questions
qu’il posera au conférencier. Celui-ci
ouvre ses propos en évoquant l’importance de l’imaginaire dans lequel
s’inscrivent les éléments jugés, par une société comme essentiels. Cet
imaginaire peut connaître de profondes mutations. Ce sera le cas pour la
société française, avec la Révolution..Celle-ci sera à l’origine de nouveaux
mythes. Le moment est ici d’autant plus
marquant que ces nouvelles constructions « idéologiques » se
diffuseront dans le temps. Ils seront par conséquent de nouveaux marqueurs de
l’identité nationale dont l’émergence restera marquée par une part
d’incertain, voire de mystère, d’autant plus présents que le sens que l’on
attribue aux évènements, et quelquefois même la réalité qu’on leur prête ne
sont pas toujours ceux que l’on percevait à l’instant de leur survenance. C’est par
conséquent autour d’événements qui deviendront des mythes qu’Emmanuel de
Waresquiel va construire une large partie de son propos. Le fil conducteur suivi est celui que vont
représenter ces mythes pour légitimer la mutation d’une souveraineté qui passe
du roi à la nation, une mutation dont le caractère exceptionnel ne semble pas
d’ailleurs avoir été clairement perçu par ceux qui vivaient l’événement. Le
conférencier évoque d’abord la devise de la République : « Liberté, Égalité,
Fraternité » La question de l’égalité, dans une société jusqu’alors
structurée en ordres séparés semble particulièrement signifiante. Ces valeurs
sont en rupture très nette avec celles que pouvait revendiquer une monarchie
dont les valeurs n’étaient de fait que la déclinaison de celles de l’Église
catholique. Dans le fond,
semblent s’esquisser les ébauches d’une nouvelle religion, avec le mystère dont
les croyances sont toujours empreintes. Il sera
ensuite longuement question du serment du jeu de paume, celui par lequel les
députés du tiers état juraient de ne pas se séparer avant qu’une Constitution
soit donnée au pays. La diffusion du sens que l’on voudra donner à l’événement
va pouvoir s’appuyer sur le tableau de David illustrant le moment, même si
l’oeuvre resta inachevé. Le serment est porteur d’une sacralité que le tableau
restitue, avec notamment les références à la mythologie que l’on peut y
trouver. Le conférencier revient sur la constitution du
tiers en Assemblée nationale, quelques jours avant le serment qui marquait déjà
le projet d’une société égalitaire avec ici bien entendu la question de
l’indivisibilité de la nation (même s’il est vrai qu’une centaine de députés du
tiers s’étaient opposés au projet alors que trois jours plus tard le
serment du jeu de paume fera presque l’unanimité). Emmanuel de
Waresquiel évoque aussi la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. Le conférencier
met en lumière que l’événement s’est inscrit dans les moments de tension qui
marquaient le pays et rappelle qu’en réalité le souhait des assaillants était
simplement de prendre possession de la poudre à canon qui était entreposé dans
une prison hébergeant très peu de détenus, une prise qui s’acheva par des
gestes de violence qui n’étaient pas à l’époque si inhabituels. Il évoque
ensuite la Fête de la fédération qui a pu apparaître comme un moment de
communion nationale et qui mobilisait de manière particulière de nombreux symboles
aux fins de légitimer la nouvelle organisation de la nation, et d’afficher une
forme de réconciliation nationale, même si ici aussi, il y aura un grand
malentendu. La question
de la guillotine était aussi intéressante à poser. On sait que l’instrument a
pu être présenté presque comme « une invention humaniste » :
elle permettait d’infliger la mort instantanément, et de la même manière pour
tous ceux qui y étaient conduits. Il dit que son invention pourrait être
considéré comme l’expression du sentimentalisme qui n’est pas absent de la
période : ici, une mort qu’il faut bien donner, mais sans souffrance. La
guillotine sera utilisée pour Le
conférencier abordera ensuite la bataille de Valmy qui elle aussi pourra être
évoquée pour défendre un mythe : celui de la nation en armes. Ici aussi on
sait combien la réalité de l’événement et la façon de le présenter diffèrent..Valmy
sera moins représentatif de l’héroïsme qu’il ne le sera dit. On pourrait
presque dire que ce fut une « petite bataille » à tout le moins si on évalue son impact au
nombre de victimes (il y en aura moins de 500, soit 20 fois moins qu’à
Waterloo). Par ailleurs, du fait de la disproportion des forces engagées, et du
soutien logistique, l’avantage des Français était net. Il a été ensuite question du drapeau tricolore et des interprétations que l’on peut donner au choix des couleurs, des interprétations souvent un peu rapides, notamment pour ce qui est de la couleur blanche ; si le blanc était souvent utilisé comme signe de ralliement, notamment dans les unités militaires, le bleu à fleur de lys marquait davantage la symbolique royale. La
conférence aura favorisé la compréhension de la façon dont se construisent les
mythes, mais aussi de la façon dont ils se diffusent, et au moins autant du
rôle qu’on leur accorde. La parole est ensuite donnée à la salle.
Quelques questions sont posées notamment celle de savoir si l’on pourrait
tenter un rapprochement entre la situation de 1789 et celle que vit aujourd’hui
un pays marqué par des phénomènes de radicalisations de plus en plus marquées
et violentes Une question portera sur l’interprétation que l’on peut faire de
la bataille de Valmy, une autre revient sur la question des couleurs du drapeau
national.
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| Jeudi 19 mars 2026 Quand l’école primaire est-elle devenue laïque ? Simon CATROS |
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Présentation du conférencier :
Simon Catros est professeur agrégé d'histoire-géographie, docteur en histoire contemporaine et maître de conférences en sciences de l'éducation, Sorbonne Université (INSPE).
Présentation de la conférence :
Résumé de la conférence :
Il évoque
ensuite la place de la religion à l’école tout au long du XIXe siècle
avec d’abord la question des programmes dont il rappelle qu’avant le tournant
des années 1880, ils prévoyaient l’obligation de dispenser une instruction
morale et religieuse, mais aussi une véritable tutelle des ministres du culte
sur la façon dont elle était respectée, ou encore la place importante du
personnel religieux dans la communauté des enseignants. Il dit que si la
République est proclamée dès 1870, il a fallu attendre une dizaine d’années
pour qu’une majorité politique défendant ses principes arrive au Parlement.
La première est consacrée à ce qu’il qualifie de « moment Ferry-Goblet
» qui s’ouvre avec l’arrivée au ministère de l’instruction publique de
Jules Ferry. C’est un moment où l’attention accordée à l’enseignement
par l’autorité politique devient prioritaire : celui-ci est considéré
comme de nature à favoriser la consolidation de la République, et la
laïcisation s’inscrit dans ce projet. La position des religions, et
tout particulièrement celle de l’Eglise catholique est considérée comme
trop éloignée de l’idéal républicain. De nombreuses dispositions sont
prévues par les lois du 16 juin 1881 et du 28 mars 1882 : une
instruction primaire obligatoire, gratuite et laïque de 6 à 13 ans, une
réécriture des programmes avec notamment la mise en place d’un
enseignement moral et civique qui prend la place de l’enseignement
moral et religieux et qui doit être fondé sur une morale « pratique »
qui n’a pas à s’intéresser aux considérations profondes qui peuvent en
motiver le message qu’elle délivre. Simon Catros revient ici sur la
célèbre lettre de Jules Ferry aux instituteurs de novembre 1883. Parmi
les autres dispositions, figure l’interdiction de dispenser des
enseignements religieux dans les locaux réservés à l’école publique,
avec en même temps des aménagements pour permettre aux familles qui le
souhaitent de faire suivre à leurs enseignants de tels enseignements,
hors du temps consacré aux enseignements de l’école publique (ce qui
par exemple explique dans la semaine la « pause » du jeudi). Cette «
tolérance » est notamment défendue par Paul Bert au nom du respect dû
aux libertés individuelles…
Les actions entreprises seront poursuivies par
René Goblet lorsque celui-ci deviendra ministre en charge de
l’instruction publique en 1885.
Dans un second temps, le conférencier va montrer que la laïcisation se
fera très progressivement. C’est ainsi par exemple que, pour ce qui est
de la suppression des emblèmes religieux dans les locaux réservés à
l’enseignement public, s’il sera immédiatement effectif dans ceux qui
vont être construits, il ne sera que progressif dans ceux qui étaient
déjà ouverts, et les polémiques autour de l’enlèvement des crucifix
eurent de fait peu d’occasions de se manifester.
Une autre question en lien avec cette laïcisation est celle du personnel enseignant et de sa formation : c’est ainsi que de nombreuses congrégations enseignantes n’auront plus le droit de prendre en charge des missions d’enseignement et seront même souvent expulsées (les jésuites l’ont été dès 1880). Une autre question à tenter de résoudre est celle de la formation des filles qui se destinent à l’enseignement, à laquelle il sera répondu la création en d’écoles qui sont réservées à celles qui envisagent une carrière d’institutrice. Dans le même temps, on relève quelques paradoxes notamment dans le texte des programmes : celui de 1882 prévoit ainsi qu’il convient de former les élèves au sentiment religieux et aux devoirs envers Dieu. Simon Catros relève ici l’influence des thèses déistes défendues par de nombreux universitaires qui ont joué le rôle que l’on reconnait aujourd’hui aux « influenceurs » ; ![]() Dans un troisième et dernier temps de son propos le conférencier évoque les oppositions qui ont pu se manifester pour contester le mouvement de laïcisation. Elles auront plusieurs sources et se manifesteront de plusieurs manières. La contestation vient par exemple de mouvements que l’on qualifierait aujourd’hui de libertaires – on parlait davantage à l’époque de mouvements anarchistes, qui contestent, au nom de la liberté, l’emprise de l’État sur les questions religieuses. Elles viennent aussi de mouvements politiques contestant le conflit engagé avec l’Église catholique et du clergé catholique lui-même. La contestation pourra conduire à des répliques de la part des pouvoirs publics qui iront quelquefois jusqu’à sanctionner, plus ou moins sévèrement les ministres des cultes (qui à l’époque, sur le plan juridique, étaient des agents de l’État). La contestation prend plusieurs formes. Parmi celles-ci, ce que l’on a appelé « la guerre des manuels », un mouvement, essentiellement mené par l’Église catholique qui contestait le contenu de certains manuels au motif qu’ils donnaient d’elle une image dégradante. On pourra observer des contestations, qui vont se manifester pour dénoncer l’expulsion des congrégations religieuses ou l’obligation de laïciser les locaux d’enseignement. Ces questions resteront longtemps au cœur du débat politique, et pourront même se radicaliser aux lendemains de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. Le conférencier clôt son intervention à 21h35 en disant que la laïcité peut être présentée comme ayant été « le combat des républicains ». Françoise Demangeon le remercie pour la qualité de sa conférence et il est longuement applaudi. Plusieurs questions sont
posées : sur le moment où la laïcité peut être considérée comme étant
devenue effective, sur l’aide des collectivités publiques à
l’enseignement privée - avec notamment la question des établissements
privés sous contrat, sur la situation particulière de l’Alsace, de la
Moselle, ou encore sur la question actuelle du port des signes
religieux à l’école.
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| Jeudi 23 avril 2026 . Les couvents des Pénitents du tiers Ordre aux XVIIe et XVIIIe siècles Jean Claude Viel |
Présentation de la confé rence : Le quartier de Vernonnet nommé « les Pénitents » rappelle l’existence à cet endroit d’un couvent de Pénitents du tiers Ordre de Saint François aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Résumé de la conférence : |
| Jeudi 21 mai 2026 La Cour des comptes |
| Présentation de la conférence : Résumé de la conférence : |
| Jeudi 18 juin 2026 Soirée de juin Chateuneuf-sur-Epte |
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| Jeudi septembre 2026 |
| Présentation de la conférence : Résumé de la conférence : |
| Jeudi octobre 2026 |
| Présentation de la conférence :
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| Jeudi novembre 2026 |
| Présentation de la conférence : |
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| Jeudi décembre 2026 |
| Présentation de la conférence : Résumé de la conférence : |
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